Chaque année, en Espagne, à la fin de la saison de chasse au lièvre, en janvier, 8000 lévriers de chasse (galgos), sont abandonnés ou tués dans des conditions atroces par leur maître. Mettons un terme à ce massacre.
L'Espagne est l'un des derniers pays à utiliser la race des lévriers pour la chasse. Le lévrier accompagne le chasseur et rattrape le gibier (lapins et autres) à la course, par sa vitesse impressionnante de course ! Mais le lévrier espagnol (appelé galgo) est considéré par les chasseurs (leurs propriétaires, appelés gualgeros) comme un simple "outil de travail" qui doit être rentable. Chaque année, les chasseurs changent de chien pour un autre, plus jeune et plus véloce et abandonnent des milliers de lévriers, âgés pour la plupart de 1 à 4 ans ! Les chiens sont au mieux abandonnés, au pire tués de diverses manières : épuisés à la course, étouffés avec un sac plastique, jetés dans un puits, jetés à la rivière une corde au cou, ou, le plus souvent, pendu en forêt. Il arrive ainsi que des touristes découvrent avec horreur, lors d'une promenade, une forêt de chiens pendus !
Si le lévrier a été un mauvais chasseur, il doit beaucoup souffrir pour mourir. On pend le lévrier par le cou en lui laissant les pattes arrière toucher le sol afin qu'il s'étouffe de lui-même, en tentant de se détacher, et que son martyr dure le plus longtemps possible ! Cette pratique est appelée "joueur de piano" parce que le lévrier agitte désespérément ses pattes dans un vain effort pour survivre.